2008

16-17 février 2008 : 

                      « Vous serez mes témoins au cœur du monde »

                                             Être disciples de Saint Benoît en 2008 

 21-22 juin 2008 :

                       Au cœur de notre foi : le credo

 25-26 octobre 2008 :

                      « L’espérance du Christ et fidélité au Christ »

                        à partir des lettres de Saint Paul aux Thessaloniciens à Tite et à Timothée

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Texte de préparation du 16 et 17 Février 2008

       « Vous serez mes témoins au coeur du monde »                                                         Etre disciple de St Benoît en 2008

            Nous avons retenu au menu de notre rencontre de février l’étude du thème du rassemblement de Lourdes religieux-laïcs.

            Dans un premier temps, je vous ai proposé de relire ensemble la conférence de Marie-Jo THIEL et de nous laisser interroger. Je vous recommande de la lire le crayon à la main, de souligner ce qui vous atteint plus spécialement, de noter les questions qui se posent pour vous.

            La première partie brosse un tableau très suggestif du paysage de la société et de l’église aujourd’hui. Dans les bouleversements actuels, vécus par le monde et donc par l’église, êtes-vous sensibles à la nouveauté qui peut germer au cœur de ce qui peut apparaître comme un chaos ? Vous sentez-vous engagés et responsables ? Qu’est-ce qui fait notre unité personnelle d’homme et de chrétien  et nous permet de tenir debout ?

            La deuxième partie est une magnifique méditation sur l’appel des premiers disciples par le Christ. Cet appel est pour aujourd’hui, pour chacun d’entre nous, quelle que soit notre vocation.

Nous remémorer comment nous avons rencontré le Christ, par quels intermédiaires, quelles médiations ?

            Un témoin, aujourd’hui ? Que lui demande-ton ? Quelles sont les valeurs chrétiennes indispensables qui lui permettront de vivre sa « vocation » de témoin ?

            La troisième partie nous concerne moins directement puisque l’oblature n’est pas une « nouvelle pousse », mais accompagne la vie des monastères depuis toujours ou presque, bien que de manière adaptée à chaque époque. Pour les laïcs affiliés, il s’agit souvent de partager les œuvres et la mission de la congrégation religieuse à laquelle ils sont unis. Pour les oblats ce n’est pas le cas puisque nous n’avons pas d’œuvre apostolique. Mais nous avons une mission dans l’église et dans le diocèse ? Laquelle ?

            Et à ce niveau, nous partageons et ce qui fait notre façon de vivre l’évangile (cf. ce que Mère Abbesse nous a dit de la « spiritualité » bénédictine, à savoir la « filialité ») et notre mission monastique avec vous à part entière. Avec cette différence que pour vous, c’est en plein monde et en plein vent, et que nous, c’est au cœur du monde, dans son sens caché. C’est cela l’oblature me semble-t-il ? 

            Enfin, j’aimerais que nous réfléchissions sur la manière d’être disciples de St Benoît en 2008, et plus spécialement dans notre communauté élargie de Sainte-Croix.

            J’ai demandé à mes sœurs de bien vouloir s’exprimer sur la question. Peut-être aurons-nous l’occasion d’en débattre tous ensemble. C’est à voir !  Il est encore trop tôt pour faire un planning du W.E. de février. Toutes les questions sont bonnes, on peut tout exprimer même si tout ne peut être retenu !

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Texte de préparation du 21 et 22 Juin 2008

« Au cœur de notre foi… le Credo » 

Rappelons-nous d’abord que la foi est un don de Dieu. « Elle ne devient pour l’homme une sagesse reçue de Dieu que lorsque la folie de l’amour du Père, du Fils et de l’Esprit Saint a été accueillie et reconnue par l’homme.                                       Croire sera donc reconnaître en nous cette puissance d’Amour contre toute apparence. » (Cardinal Pierre EYT)

 Quand je crois, je ne donne pas ma foi à un principe abstrait, à un catalogue de préceptes, à une explication du monde, mais à une personne.

  • Dans ce survol que nous allons faire ensemble, il est bon de considérer ce qui fait notre profession de foi chrétienne avec un œil et un cœur neufs, de mettre de côté ce qu’on appelle le trop-connu de Dieu et de nous laisser interroger par le visage de Dieu que nous révèle Jésus dans l’évangile, en particulier dans celui selon saint Jean.
  • Dans un premier temps, essayons de mettre en parallèle le credo de Nicée-Constantinople, le symbole des Apôtres et la profession de foi de la Nuit Pascale ou du baptême.

Mettre en colonnes avec les sections qui se correspondent en vis-à-vis. Commencer par le credo qui est le plus long. Nous demander ce que peuvent signifier les ajouts, les précisions etc.

  • Noter dans ces textes ce qui nous étonne, ce qui fait problème pour nous aujourd’hui. (Aucune question n’est ridicule ou « innocente »)

Qu’est-ce qui nous fait vivre personnellement ? Quelles affirmations aimerions-nous creuser au cours de ce W.E. ?  

  • Si vous aviez à affirmer votre foi chrétienne en quelques mots, que diriez-vous ?
  • Saint Benoît, dans sa Règle, ne fait pas directement allusion au contenu de notre confession de foi.

La place du Christ, le Fils bien-aimé y est très importante, nous l’avons déjà remarqué. S’il est présent, ce n’est pas sans le Père. La paternité de Dieu est exprimée ou apparaît en filigrane lorsqu’on y est attentif. Où et comment la repérez-vous ?

 L’Esprit Saint est évoqué au Prol. 11, chap. 7, 70 et 49, 6. Quel rapprochement avec ce que nous en disent les professions de foi que nous connaissons ? 

  • Qu’aimeriez-vous dire si l’on vous invitait à comparer, d’une manière générale, le Credo et la RB au niveau de votre existence d’homme et de chrétien ?
  • Pour la partie concernant la mort et la résurrection du Christ, nous écouterons une émission radio du Père Rouet de 2007.
  • A qui s’adresse la Lettre : période, histoire, événements, quel est le type de communauté ?
  • Quelle est la situation de Paul à ce moment-là ?
  • Le plan de la Lettre, son message ? Que nous dit-elle de la communauté destinataire ?
  • Ce qui nous a frappé, marqué, étonné ? (donner des références)
  • Quelle actualité pour aujourd’hui ?
  • Quel rapprochement possible avec la Règle de saint Benoît ? 
  • Quel est l’objet de l’espérance chrétienne pour Paul ?  Pouvons-nous la vivre dès ici-bas ? Percevons-nous cela dans la RB ?
  • Quelles sont ses exigences ? La vie chrétienne est, dit-on souvent, un réel paradoxe.
  • Qu’est-ce que la Tradition pour Paul ? Est-elle importante ? 

Dans ces dernières consignes de l’Apôtre, (I et II Timothée) qu’est-ce qui domine et qui rejoint en quelque sorte les lettres aux Thessaloniciens ?  

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    Texte de préparation du 25 et 26 Octobre 2008

    « L’espérance du Christ et fidélité au Christ »

    « Année Saint Paul »       

                Le choix que nous avons fait de cheminer avec Saint Paul en approfondissant sa pensée et son message, nous entraîne à faire une lectio divina continue à partir de ses textes. Entre deux W.E. c’est possible. Lire crayon à la main !

    Plan de travail et de partage :

    Présentation des textes par l’un d’entre nous :

    *****

    Après la présentation, nous partagerons à partir des questions suivantes :

                Il serait souhaitable de relever également les passages qui nous semblent importants, riches, intéressants : nous pourrions les relire lentement, car il est impensable de tout relire ensemble au cours d’un W.E. 

     Pour les 25-26 octobre :  Lettres aux Thessaloniciens à Timothée  et Tite 

    Pour ce premier W.E., quelques pistes pour approfondir les thèmes :

                         Comment le ressentez-vous ? 

Vous remarquerez que nous lirons les premiers et les derniers « écrits » de Paul. Ce rapprochement dicté par une question de temps n’est peut-être pas sans intérêt. 

                Une première lecture attentive des Lettres retenues nous dit qu’elles nous sont données par la Tradition et aujourd’hui, par l’église, comme Parole de Dieu à nous adressée…                                                                                                                                     A travers ces textes, nous sentons battre le cœur de ces toutes jeunes églises qui surgissent au milieu d’un monde païen, habité par des courants philosophiques et religieux et des pratiques passablement immorales. Mais Paul ne les invite pas à une conversion à un corps de doctrine, mais à un évangile, à une Personne, le CHRIST, qui a bouleversé sa vie. Et les directives de Paul, ses appels, viennent nous réveiller car nous avons besoin de raviver notre foi, nous les « vieux chrétiens » ! Nous avons à nous rappeler que nous sommes « fils de la lumière, des fils du jour et non des ténèbres »…                                                                                                                            I Th 5,5-8 Aujourd’hui, pour nous ?
     Nous sommes encouragés à vivre et à témoigner de notre foi. Le contexte dans lequel nous vivons est proche de celui des ces jeunes églises. Nous sommes un « petit troupeau », souvent incompris et même tourné en ridicule dans certains médias, nous avons à laisser l’Esprit Saint travailler en nous, dans le monde par nous, à discerner, à vivre tendus vers le Christ qui nous prend dans son retour au Père, dans sa résurrection ici et maintenant Rapprochements possibles avec la Règle de saint Benoît ? Pour les Lettres aux Thessaloniciens : D’abord la façon dont Paul, malgré son caractère entier et passionné, aborde et regarde ses « enfants » de Thessalonique. Nous sommes renvoyés à tout ce que Benoît nous dit en ce qui concerne l’Abbé et l’exercice de l’autorité. (RB chap. 2, 3, 64, 27…)Ensuite, en rapport à l’insistance de Paul sur la Parole, sur le fait que son évangile n’est pas une parole d’homme mais la parole de Dieu, nous pensons à la place que Benoît donne à la lectio divina dans la vie de ses moines.Enfin, tout se qui touche à l’attente du retour du Christ. Attendre, c’est vivre avec le désir… Benoît parle souvent du désir de la vie éternelle (RB 4,46-47) La vie éternelle, c’est vivre « avec le Christ ». Tout le Prologue de la Règle est sous-tendu par cette espérance et en définitive toute la Règle. Pourquoi le silence, l’obéissance… ? Dans les Lettres à Timothée, nous trouvons la nécessité de garder et d’enseigner la saine doctrine, la Bonne Nouvelle du Christ et à ne pas verser dans des raisonnements creux ! Paul invite Timothée et la communauté à mener une vie chrétienne ferme et fidèle. C’est possible, si l’évangile du Ressuscité reste vraiment le roc sur lequel nous pouvons nous appuyer. La Tradition pour Paul, c’est l’évangile : Jésus mort et ressuscité pour nous, au centre de l’histoire, nous ramenant au Père.  La Règle de saint Benoît ?  Nous pouvons évoquer tout ce qui a trait à l’enseignement de l’Abbé comme précédemment (RB chap. 2) et son insistance sur la lecture méditée de l’écriture. L’espérance chrétienne est exigeante ! Nous sommes pris dans le paradoxe du « déjà » et du « pas encore ». Mais le « déjà » doit nous permettre de rester « debout » malgré les difficultés et nous encourager à mener une vie qui soit une attente pour une rencontre.

 

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