2010

16-17 janvier 2010 :

                       « Parole et culture »

                                         Le discours de Benoît XVI aux Bernardins

 22-23 mai 2010 :

                    « Chrétiens avec vous, prêtres pour vous »

11-12 septembre 2010 :

                 « L’accueil de l’autre, un défi pour notre temps »

11-12 décembre 2010 :

               « Es-tu Celui qui doit venir ? »

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Texte de préparation du 16 et 17 Janvier 2010  

« Parole et Culture » 

Lecture du discours de Benoît XVI aux Bernardins     

 à la lumière de la Règle de Saint Benoît  

Pour notre préparation, je vous propose quelques simples suggestions afin de ne pas influencer et orienter votre lecture.

Lire le texte en entier, à voix haute si possible. A la fin, noter :

  • nos impressions,
  • notre étonnement peut-être,
  •  les points que nous retenons et avec lesquels nous nous sentons en connivence.

Reprendre le texte par petites sections et le travailler, crayon en main. Souligner et écrire tout ce qui nous vient à l’esprit. Ne pas manquer de noter l’actualité de certaines affirmations de Benoît XVI.

Repérer au passage toutes les références à la RB ou à son esprit.

En fin de travail (ne pas hésiter à laisser mûrir notre réflexion) faire notre synthèse personnelle en mettant en valeur les points qui nous paraissent les plus importants. 

Résumé de la mise en commun de cette recherche :

  • Nous sommes parties de l’intervention de Guy Coq (sur le Discours de Benoît XVI) qui a pour titre « De l’antique culture à la nouvelle ». Ce qui ressort est un appel à la « quête » du spirituel, du plus grand que soi.

C’est une nouveauté extraordinaire dans l’église ! On ne possède donc pas la vérité tout entière ! Nous sommes donc en chemin, en quête… La Vérité n’est pas un acquis, un ensemble de lois ou de dogmes. La vérité, c’est avant tout le Christ qui est allé jusqu’au bout de son humanité, jusqu’au bout de l’amour, et qui a pu ainsi nous révéler le Visage de ce Dieu que nous cherchons tous, plus ou moins confusément. Il nous a révélé le Père, parce qu’il est sorti de Lui 

  • Nous avons réfléchi sur la parole qui est le propre de l’homme, elle qui assure son humanisation. Elle nous permet de communiquer, elle nous fait exister.

 De là, nous sommes passé à la Parole de Dieu : Le christianisme n’est pas une religion du Livre, même si nous considérons l’écriture sainte comme Parole de Dieu à nous adressée. Il est une religion de la Parole.

Elle est Parole de Dieu pour nous aujourd’hui, à condition que nous nous mettions à l’écoute de ce qu’Il nous dit aujourd’hui. Le texte biblique ne devient « Parole de Dieu » que pour celui qui le reçoit dans la foi avec le désir de rencontrer Dieu et de se laisser transformer par elle.

  • La culture ? « La culture, c’est ce qui fait l’âme des peuples » (Cardinal Poupard) ce qui les fait vivre et les motive

L’analyse du texte de Benoît XVI a été passionnante :

Le thème du discours était : « les origines de la théologie occidentale et les racines de la culture européenne. » Quelle audace !…

Ce lieu – les Bernardins – évoque-t-il encore quelque chose pour nous ou n’est-il que  le souvenir d’un monde révolu ?

En parlant de nos racines, de la grande fracture culturelle due à la migration des peuples, Benoît XVI a mis en lumière le rôle des monastères. Et de souligner que les trésors de l’antique culture ne sont pas sauvegardés pour eux-mêmes, mais pour aller plus loin. C’est ainsi que les moines ont travaillé à la naissance d’une culture nouvelle. Les monastères ne sont pas des musées ou des « réserves ». Il doit en être de même aujourd’hui. Nous devons demeurer ouverts sur un avenir qui nous échappe, mais que nous construisons dans la confiance. 

  • Pour cela, que faire ? Comme les moines du XII° siècle : « chercher Dieu ». « Derrière le provisoire, ils cherchaient le définitif ». Sur le chemin de cette aventure, une voie, la Parole offerte aux hommes. D’où le désir de Dieu conduit à l’amour des lettres. Au milieu des paroles, l’homme apprend à percevoir la Parole.  

L’homme « biblique » apprend à percevoir dans le quotidien, les événements, l’histoire, le visage de ses frères, la Parole ! = commentaire ! 

  • La Parole qui ouvre le chemin de la recherche de Dieu est une Parole qui donne naissance à une communauté… elle rend attentif aux autres… elle est un lieu pour lire et se laisser transformer par la Parole ».
  • La Parole de Dieu nous introduit au dialogue avec Lui. Nous pouvons ainsi prier avec les mots mêmes de Dieu ! La richesse des Psaumes…

Notre Pape est musicien. Il évoque donc le grégorien qui porte une réelle beauté, aucune musique ne peut mieux traduire la Parole.

  • Les écritures (Bible d’Israël  et N.T.) sont l’unique Parole de Dieu à nous adressée. Le pluriel montre que Dieu nous parle à travers des paroles humaines, elle nous parvient dans l’humanité des hommes. C’est pourquoi elle a besoin de l’interprétation et de la communauté où elle s’est formée et où elle est vécue.

Cette interprétation doit se faire dans la liberté de l’Esprit. L’Esprit qui rend libre ne se laisse pas réduire à l’idée ou la vision personnelle de celui qui interprète. C’est lui qui montre le chemin.

En ce qui concerne la culture européenne, il y a le risque de tomber dans l’inhumain et le fanatisme. Les chrétiens ont à prendre la modernité à bras le corps pour la transformer par leur quête intérieure de la Vérité.

  • Benoît XVI pose un regard sur le travail : Le Dieu de la Bible crée, mais « par le Christ il entre dans l’enfantement laborieux de l’histoire ». Le travail rend l’homme participant à l’œuvre créatrice de Dieu dans le monde. 

Comme au XII° siècle, c’est en regardant plus loin que le présent, en recherchant les réalités ultimes et vraies que nous pourrons faire bouger le monde. Une véritable quête spirituelle au cœur de la Parole reçue pourra seule éveiller la dimension spirituelle présente en tout être humain.

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Texte de préparation du 22 et 23 Mai  2010  

« Les prêtres dans le mystère de l’église

Chrétiens avec vous, prêtres pour vous » 

Pour préparer ce W.E., il y a une profusion de documents à travailler…

Je vous invite bien entendu, à relire, crayon en main, le bel article du Père Gozier dans la dernière Lettre du SOB. Relevez ce qui met en valeur la vocation sacerdotale et ce qui vous paraît le plus important pour notre temps.

Vous pourriez lire dans la lettre aux Hébreux 4,14-10,25 où l’auteur parle du Christ, seul grand-prêtre. Il serait bon également de chercher dans la Règle de saint Benoît. ce qui peut s’appliquer au ministère des prêtres dans les chap. sur l’Abbé etc.

Luc présentera le décret conciliaire sur la vie et le ministère des prêtres et je ferai moi-même une synthèse du hors-série d’église en Poitou de mars 2007 : « Prêtres aujourd’hui et demain » avec le beau commentaire de notre Archevêque.

Vous pourriez également lire la Lettre que Benoît XVI a envoyée aux prêtres et datée du 16 mai 2009 pour l’ouverture de l’Année sacerdotale. Il développe surtout le témoignage de la vie du saint curé d’Ars. Vous la trouvez dans le commerce pour 2 € aux Ed. Salvator. Si vous avez les textes de Vatican II, n’hésitez pas à lire vous-mêmes le Décret que Luc présentera.

Il y aurait également à retenir le témoignage de la vie de saint André-Hubert Fournet, un saint de chez nous, ce qui peut éclairer la route de l’église aujourd’hui, pour nous tous, prêtres et laïcs. 

Pour vous aider à rassembler vos réflexions et vous permettre de les personnaliser, je vous envoie les questions que la Revue « Croire aujourd’hui » formule dans son dernier numéro consacré aux prêtres.

  • Vous avez sans doute rencontré un prêtre qui a compté dans votre vie. En quoi vous a-t-il marqué ?
  • Quels regards portez-vous sur les prêtres qui vous entourent ? Les trouvez-vous heureux, épanouis, soucieux, trop occupés ?
  • Comment concevez-vous votre rôle auprès des prêtres de votre entourage, de votre paroisse ?
  • Comment réagiriez-vous devant ce choix de vie éventuel dans votre entourage, votre famille ?

Voici quelques paroles du Père Robert SCHOLTUS, directeur du séminaire des Carmes à Paris : « Le prêtre n’est  pas un diseur de messes. L’Eucharistie qu’il préside fait de lui un homme de communion animé par la charité pastorale du Christ.

 Devenir prêtre, ce n’est pas accéder à un « état », à une simple fonction, c’est se lancer dans une aventure spirituelle, à la suite du Christ, pour le servie de l’humanité ».

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Texte de préparation du 11-12 Septembre 2010                  

« L’accueil de l’autre, un défi pour notre temps »

   Nous reprenons un thème déjà travaillé en septembre 1998. Il est plus actuel que jamais en 2010. La mondialisation, la rencontre des cultures et des religions,  les changements rapides de notre société et des mentalités font que nous sommes fortement interpellés si nous voulons vivre l’évangile.

   Humainement, simplement, accueillir, c’est quoi ? Spontanément que répondriez-vous ? Quelles sont les conditions indispensables pour vivre l’accueil de l’autre et de l’Autre aussi ?

   Dans la Bible, que trouvons-nous comme invitations à vivre cet accueil ? Quels passages aimeriez-vous citer pour illustrer le thème ?

   L’accueil de l’autre sous ses différentes formes me semble très proche de la RB où l’amour du Christ et de l’autre tient une si grande place. On y trouve une quarantaine de références se rapportant à cette question fondamentale, autour des termes amour, autrui, charité, diversité, respect. L’amour est la clé de lecture de la RB comme le montrent les modifications apportées par Benoît à la Règle du Maître qui lui a servi de base pour rédiger sa Règle.

    Par exemple, au Chapitre 4, le Maître situe la crainte au début et à la fin, alors que Benoît place l’amour au début, au milieu et à la fin. Au verset 8, il insiste sur l’universalité de cet amour : « Honorer tous les hommes ». Aux versets 70-71 nous trouvons ce respect de la diversité absent dans les autres Règles monastiques anciennes. Rechercher dans la RB les passages les plus marquants.

   Peut-on accueillir l’autre, sans être ouvert à l’amour, mais pas n’importe quel amour !  Nous avons à nous revêtir de l’amour du Christ ce qui ne peut se vivre sans beaucoup d’humilité. Et on peut le vivre sans être chrétien…

        Quelques points à creuser :

   Pour vivre une relation vraie aux autres, il faut d’abord se donner le droit d’exister et s’établir soi-même dans la paix. Il y a un équilibre difficile à garder.

   Ensuite, il faut apprendre à se faire confiance, vraiment, savoir déléguer, respecter les différences de culture, d’éducation etc…

   Soigner la gestion de la parole.  écoute, accueil de la parole des autres etc…

   En 2010, quelles sont les difficultés et les exigences nouvelles de l’accueil des autres ?

   Dans notre église, y a-t-il des avancées dans ce domaine ? Au niveau de la vie des diocèses, avec les différentes sensibilités dans le catholicisme, avec les autres confessions chrétiennes et les autres religions. Nous sentons-nous responsables de cet accueil à notre niveau ? Comment ?

                Bonne réflexion à prolonger dans la prière afin que le Christ change notre regard et notre  coeur !

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Texte de préparation du 11-12 Décembre 2010      

“Es-Tu Celui qui doit venir,

           ou devons-nous en attendre un autre ?”

                                                                       Mt 11,3

Samedi et dimanche

Ou le choix fondamental entre deux Visages de Dieu

L’évangile que nous méditerons le samedi après-midi nous permet de creuser la question de la révélation de Dieu telle que nous la fait découvrir l’Ecriture sainte en rapport avec notre confession de foi d’aujourd’hui.

            Dans Jn 1,18 nous lisons : « Nul n’a jamais vu Dieu, seul l’a fait découvrir le Fils unique qui est dans le sein du Père » Nous avons là le résumé de toute la révélation chrétienne.

1) Mais Dieu, l’Unique, s’est révélé au Peuple choisi par lui pour se faire connaître à toutes les Nations. Patiemment, il a pénétré les mots, la culture, l’histoire de ce Peuple et progressivement son Visage s’est laissé découvrir. Pendant l’exil, au cœur de sa détresse et de sa pauvreté (plus de Terre, plus de Temple, un Dieu lointain ?) le Peuple a traduit son expérience de Dieu, sa vie avec Dieu. Au travers de son histoire si mouvementée, Dieu prend pour se dire des moyens souvent très étonnants pour nous, croyants de XXI° siècle.

  • Quels titres Dieu a-t-il reçus dans l’Ancien Testament ? En relever quelques-uns qui vous viennent à l’esprit.

 Même si nous constatons une différence entre la révélation de Dieu dans l’A.T. et le N.T. – devant la profondeur du Mystère de Dieu l’homme ne peut que balbutier – il serait hérétique d’opposer le « Dieu vindicatif » de l’A.T. et le « Dieu bon » du N.T. Le Dieu Tout-puissant de Ex 19,18 est aussi le Dieu des pauvres. Il est le Tout-Autre certes, mais aussi un « Dieu de tendresse et de pitié ». Ex 34,6-7 ; Ps 144, 7-8 ; Os 11,1.3-4 et Is 49,14-16

2) Au moment où Jean-Baptiste, en prison, envoie ses disciples à Jésus, il se trouve concrètement devant deux Visages de Dieu, devant un choix radical qui lui demande un véritable retournement.

            En effet, la vie publique de Jésus s’ouvre par deux textes importants :

– Le récit de baptême : Jésus est le « bien-aimé ». La voix du Père nous dit « écoutez-le ». Il suffit de le regarder et de l’écouter pour apprendre comment est Dieu. Nous sommes là devant la révélation définitive.

– La tentation au désert : Nous y voyons Jésus refuser le messianisme de gloire et de puissance qui lui est offert. « Si tu es le fils de Dieu »… mais parce qu’il est l’image parfaite de Dieu, Jésus choisit l’humilité, le renoncement à la toute-puissance, la faiblesse, l’amour qui ira jusqu’au bout. Nous sommes là devant la subversion radicale de l’image de Dieu. (en nous-mêmes, quel écho ?) 

Et voici Jésus vivant concrètement son choix au milieu des pauvres, des pécheurs, des rejetés, des malades… Toutes les images de Jean-Baptiste craquent et il lui faut souffrir une rude conversion. Celui qu’il a baptisé et sur lequel il a vu reposer l’Esprit, est-il celui qu’il attendait et qu’il annonçait ? Lire Mt 3,7-12. Que son langage était rude !                     Au lieu du feu qui purifierait, de la pelle à vanner… Jésus lui fait dire que « la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres » !

3) « Qui m’a vu, a vu le Père » (Jn 14,9)

  • Chercher quel visage du Père Jésus nous révèle dans l’évangile

4) Et, nous aujourd’hui, où en sommes-nous ?

 La fin de la réponse de Jésus à Jean-Baptiste nous concerne tout autant que lui.

 « Et heureux celui qui ne sera pas scandalisé à mon sujet ». 

Donc, heureux vous qui accorderez votre foi à ce Dieu qui s’abaisse vers les pauvres, qui renonce à écraser par sa toute-puissance l’homme qu’il a créé pour être son vis-à-vis, qui se penche vers les pécheurs pour les remettre debout…

Le christianisme est la seule religion qui a présenté une incarnation de dépouillement et d’abaissement. « Folie qui tient à la vérité de Dieu ».

  • Quel visage de Dieu privilégions-nous dans notre prière, notre vie, nos réactions spontanées devant les événements, les personnes ? 
  • Renonçons-nous toujours à utiliser Dieu à notre profit, à  le « manipuler ». Ce n’est pas loin de la magie ou de l’idolâtrie. Le risque n’est pas absent aujourd’hui encore. Lorsque nous laissons moins de place à Dieu dans notre vie, quels sont nos dieux de remplacement ?

 Dans son grand amour de la vérité qui l’a d’ailleurs conduit au martyre, Jean-Baptiste a connu l’épreuve du doute. C’est réconfortant pour nous qui peinons souvent devant le déroulement de notre histoire ou les difficultés de notre chemin personnel.

  • Comment entrevoir avec justesse la possibilité d’un Dieu-Amour et ce qui détruit l’amour autour de nous ?

*** Au cours de chacune des étapes de cette réflexion, que nous dit la Règle de saint Benoît ? Penser en particulier au Prologue, aux chapitres concernant l’abbé et 71-72

Samedi(de 14 h 30 à 17 h)

Le samedi 11 de 15 h à 17 heures : lectio divina (lecture priante) de l’évangile du lendemain avec son prolongement dans la liturgie de l’eucharistie dominicale. 

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